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Techniques

Quelques aspects techniques de l'Aïkido


Précautions à prendre lors de l'entraînement - Texte de Morihei Ueshiba.

Le but originel du bujutsu est de tuer l’ennemi d’un seul coup ; toutes les techniques peuvent donc être mortelles, respectez les directives de l’instructeur et ne combattez pas en force.

 

Le bujutsu est un art dans lequel on apprend à combattre seul contre la multitude. Il est donc absolument nécessaire de s’entraîner toujours avec l’esprit attentif et le corps en alerte, prêt à recevoir les adversaires venus des quatre et des huit directions.

 

Entraînez-vous toujours d’une manière pleine de feu et de joie.

 

L’instructeur ne peut communiquer qu’une petite partie du savoir ; ce n’est que par un entraînement incessant que vous obtiendrez l’expérience nécessaire pour pénétrer les mystères. Votre étude désormais ne doit pas chercher à retenir un grand nombre de techniques différentes. Une par une, appropriez-vous-chacune d’elle.

 

Dans l’entraînement de chaque jour, débutez avec des exercices de base qui fortifieront votre corps, sans excès. Sacrifiez les dix premières minutes à vous échauffer et il n’y aura ainsi aucune crainte de blessure, même pour les personnes âgées. Amusez-vous en vous entraînant et efforcez-vous de comprendre la justesse de ce que vous avez entrepris.

 

L’entraînement au Bujutsu consiste à nourrir le yamato-damashii et à forger son propre caractère. Les techniques martiales sont transmises d’un homme à un autre sur la base d’une relation individuelle et ne doivent pas être divulguées sans discernement et à tout public. Des secrets d’une telle nature ne doivent pas être détournés pour servir des intentions mauvaises.


Exécution des Suburi
  • Exécutez les mouvements de la manière la plus ample possible.
  • Veillez à ce que les mouvements ne soient ni hachés, ni saccadés.
  • La prise d’un sabre ou d’un Jo est d’une importance primordiale : ni trop dur, ni trop mou. Un maître de sabre disait :
    Tenez votre sabre comme si vous teniez un oiseau : serrez trop fort et vous le tuerez, tenez trop mollement et l’oiseau s’envolera.
  • Restez souple et détendu sans sombrer dans une laxité physique et mentale.
  • Trop crispé et la fatigue apparaîtra rapidement (avec les ampoules aux mains).
  • Vos épaules seront les meilleurs juges : crispations, raideurs, crampes sont le signe d’un mauvais travail. Les SUBURI ne durcissent pas le corps, ils l’assouplissent. Ils doivent le purifier.
  • Cherchez la précision, le contrôle, la forme exacte et un rythme harmonieux. La puissance seule ne permet pas d’acquérir la maîtrise du sabre.
  • La répétition machinale ne donnera qu’un résultat machinal. C’est avec une attention constante et soutenue que votre travail donnera des résultats réels d’une plus grande valeur. La répétition est une nécessité absolue, mais seule la qualité de l’esprit lui reconnaîtra sa valeur.
  • Si les SUBURI vous durcissent, arrêtez un certain temps et remplacez-les quotidiennement par des exercices respiratoires ou par la méditation. Lorsque vous aurez une idée plus claire et plus précise de votre travail, recommencez.
  • Une autre forme de SUBURI doit être pratiquée : TANREN-UCHI (SUBURI en frappant sur un objet : fagots, pneu, etc.). Ne pas oublier qu’un coup frappé n’est pas un coup tranchant. La capacité de couper se développe par la pratique de TAMESHI GIRI (coupe de cibles) et nécessite l’emploi d’un véritable sabre. Cet exercice requiert une grande maîtrise et est généralement réservé aux experts. En effet, une mauvaise coupe risque de détruire une lame, voire de la casser. Dans tous les cas, TAMESHI GIRI s’exécute sous la direction d’un expert au sabre.
  • Savoir manier un Bo-ken n’implique pas que l’on sait manier le sabre. Par contre, l’inverse est vrai : si on sait manier le sabre, on sait manier un Bo-ken. Savoir manier un sabre ne veut pas dire simplement connaître quelques mouvements.
  • 10 SUBURI bien faits ont plus de valeur que 1000 mal faits.


GEIKO DO: Les principales formes et modes d'entraînement

IPPAN – GEIKO
Pratique ordinaire au Dojo, sous la direction de l’enseignant : exécution des mouvements qui sont montrés par celui-ci.

 

IPPAN – GEIKO comprend :

  • FUTSU – GEIKO
    Les pratiquants, tous niveaux confondus, répètent alternativement la technique proposée par l’enseignant (mode le plus courant dans les Dojos).
  • UCHIKOMI – GEIKO
    L’étudiant pratique avec une personne plus expérimentée ou avec l’enseignant, et répète jusqu’à épuisement, à droite et à gauche, la même technique ou le placement de celle-ci, pour parfaire précision, souplesse, vitesse…
  • HIKITATE – GEIKO
    Sans jamais bloquer le mouvement, le pratiquant le plus expérimenté fait progresser le moins avancé en annulant les effets de mouvements mal placés ou désordonnés et en ne s’obligeant pas à chuter. La chute intervient lorsque le mouvement est correct, le déséquilibre réel. Méthode qui vise à corriger les défauts avec bienveillance.
  • GOKAKU – GEIKO
    Les pratiquants sont de niveau technique équivalent, de force physique comparable, et étudient sans blocage ni frivolité des techniques peu enseignées, des difficultés particulières.
  • KAKARI – GEIKO
    Un partenaire de niveau équivalent attaque ou bien selon une forme prédéterminée, ou bien selon différentes formes, sans interruption et avec une intensité égale : il est soit projeté, soit immobilisé.
  • TANINZU-KAKARI-GEIKO
    Plusieurs partenaires utilisent continuellement la même forme d’attaque, ou différentes formes d’attaque, sans interruption et avec une intensité égale : ils sont soit projetés, soit immobilisés.
  • JYU – GEIKO
    Pratique libre : on choisit un thème, attaque ou technique, et on exécute des variations sur le thème.

 

MITORI – GEIKO
Entraînement lorsqu’on est physiquement empêché de pratiquer : observation du cours, des techniques et des attitudes d’un point de vue extérieur. Développement des facultés d’observation.

 

YAGAI – GEIKO
Entraînement à l’extérieur, sans tatamis, sur toutes formes de terrains, de surfaces présentant des difficultés particulières : sols mous, très durs, rocailleux, sablonneux, etc.

 

HITORI – GEIKO
Pratique seul, dans le Dojo, ou en dehors du Dojo : respirations, mouvements, déplacements…


Les quatre facons de pratiquer:
  • KO-TAÏ (GO-NO-GEIKO)
    Corps très ferme,  » lourd « , offrant une grande résistance au mouvement, sans jamais bloquer, pour développer la puissance, la stabilité, chercher le point de déséquilibre de UKE. Correspond à l’état  » solide  » de la matière.
  • JYU-TAÏ (JYU-NO-GEIKO)
    Corps souple, application dynamique des techniques. Correspond à l’état  » liquide  » de la matière.
  • E-KI-TAÏ
    Recherche de la dynamique et de l’harmonie UKE – TORI dans un travail sans heurts, rapide, alliant souplesse, puissance et précision des gestes et du placement du corps. Niveau avancé de la pratique. Correspond à l’état  » fluide  » de la matière.
  • KI-TAÏ (RYU-NO-GEIKO)
    Harmonie complète dans l’anticipation et la fluidité des relations UKE – TORI : prendre l’ « esprit » de son partenaire et l’amener à attaquer selon la forme désirée. Niveau le plus élevé de la pratique. Correspond à l’état « gazeux » de la matière.


L'aïkido et la pratique des armes (BUKI-WAZA)

L’étude du maniement – au moins de base- des armes traditionnelles est consubstantielle à la pratique de l’Aïkido (voir la rubrique « Aïkido ? »ci-contre) : il s’agit essentiellement du BOKEN et du JO. L’Aïkido prépare également le pratiquant à la situation d’une agression à l’ « arme blanche » : cette étude se fait à l’aide d’un couteau de bois : TANTO. On ne peut apprendre sérieusement à faire face à une attaque armée si l’on connaît soi-même le maniement de base de l’arme en question. Outre l’élargissement des capacités d’auto-défense, la pratique régulière des armes procure nombre d’autres bénéfices.

 

Le KEN signifie le sabre en général, c’est à dire l’escrime. Chaque type de sabre porte un nom particulier : Tachi (sabre long), Katana (sabre « moyen », le plus courant), Wakizachi (sabre court, porté à la ceinture avec le Katana). L’art du KEN est presque aussi ancien que le Japon lui-même. Des milliers d’écoles ont vu le jour au cours des âges et les techniques ont connu d’innombrables évolutions, de même que la forme des sabres au gré de l’évolution des techniques de forge et des besoins des utilisateurs. On retiendra simplement que c’est le sabre  » moyen  » ou Katana qui a connu le plus grand développement dans la pratique et s’est répandu, à partir du XVIème siècle comme l’arme la plus couramment employée par la classe des guerriers (BUSHI). C’est aussi celle qui a fait l’objet des plus grands soins et perfectionnements techniques de la part des forgerons, au point que les lames de Katana authentiques sont des objets de collection très recherchés.

 

Le KEN-JÜTSU est l’ensemble des techniques de maniement du sabre. Plusieurs écoles de KEN-JÜTSU survivent encore aujourd’hui au Japon, la plupart des secrets techniques étant transmis dans un contexte familial. La suppression de la classe des Samouraïs à la fin du XIXème siècle, et l’interdiction consécutive de porter le sabre dans les lieux publics, a favorisé la reconversion de générations d’anciens guerriers vers d’autres métiers. La préservation du capital technique des écoles s’est effectuée sous le signe d’une transformation qui a donné naissance à un art de perfectionnement de soi, à valeur éducative, dépouillé de ses finalités guerrières : le IAÏ-DO, ou l' »art de couper en dégainant » (à partir de la position assise). Le IAÏ-DO est de plus en plus étudié par des pratiquants d’Aïkido désireux d’approfondir leurs connaissances dans les origines des arts martiaux, ou tout simplement intéressés aux bénéfices personnels (maîtrise de soi, précision, concentration) que peut leur procurer une telle discipline. Il s’agit cependant d’une discipline à part entière, et qui ne s’étudie pas de la même manière que l’Aïkido. Le IAÏ-DO s’étudie soit avec un véritable Katana, soit avec un Iaï-To (copie de sabre à lame non tranchante), et sous la direction d’un expert. Il est idéalement pratiqué sur parquet, et ne nécessite pas de trouver un partenaire.

 

Le KEN-JÜTSU a donné naissance au KEN-DO (escrime sportive, très populaire au Japon, que l’on pratique avec une armure et un Shinaï, sorte de sabre d’entraînement en lames de bambou assemblées et revêtues d’une ganse en cuir).

 

L’étude réaliste des techniques d’escrime ne peut se concevoir à l’aide de véritables sabres dont la lame est tranchante comme un rasoir, même avec des protections. Les écoles d’escrime ont donc toujours utilisé le sabre de bois (BOKEN ou BOKUTO) ou de bambou (SHINAÏ) pour mettre deux partenaires en situation d’étude. Instrument d’apprentissage, le BOKEN reste toutefois une arme véritable que l’on doit manier avec précaution. L’Aïkido de Me UESHIBA faisait un usage extensif du BOKEN, soit arme contre arme (BOKEN ou JO), soit à mains nues contre un adversaire armé.

 

On peut dire que Me UESHIBA a « incorporé » le BOKEN dans son art, lui donnant une signification particulière, et le maniant d’une façon distincte de celle des écoles traditionnelles qu’il avait fréquentées. On parle ainsi de l’ « Aïki-Ken-Jütsu « , c’est à dire des techniques de Ken rapportées à la pratique de l’Aïkido. Les élèves directs de Me UESHIBA comptaient également des experts en Ken, provenant d’écoles ou de traditions diverses. C’est ainsi qu’il n’y a pas de pratique unifiée du Ken dans le cadre de l’Aïkido, mais que sont néanmoins reconnaissables quelques grands « courants » dans la diversité des enseignements. Tous les experts véritables savent manier, et utilisent dans leur enseignement, le BOKEN et le JO.

 

Le JO est un solide bâton d’environ 1,30 m. de long. Il remplace la lance traditionnelle, beaucoup plus longue et difficile à manier. Simple bâton, c’est également une arme redoutable dans des mains expertes. Comme pour le KEN, il existe des écoles traditionnelles qui n’enseignent que l’art du JO (ou : JO-DO). Le fondateur de l’Aïkido a également « incorporé » nombre des techniques de base de ces écoles dans son art. On parle également d' »Aïki-Jo » pour les techniques spécifiques qu’il a mises au point. L’Aïkido utilise le JO arme contre arme, mais enseigne également comment se placer à mains nues face à une personne armée d’un JO. Ou bien encore : muni d’un JO face à une personne qui cherche à vous en désaisir.

 

La pratique du KEN et du JO sont de grande valeur dans l’apprentissage de l’Aïkido : les notions d’intervalle et de vitesse relative (Ma-Aï), de tempo (Hyoshi), de lignes et de trajectoires d’attaque (Hassuji), les déplacements de corps (Taï-sabaki) n’ont pas le même sens dès que les deux partenaires sont séparés par la distance des armes : la « mise en harmonie » est plus difficile qu’à mains nues. Le niveau de danger relatif est également plus élevé, appelant un plus haut degré de concentration, d’attention, de présence à l’autre et de sens du respect. Les armes exigent engagement véritable dans l’attaque, résolution dans la défense et par dessus tout une attention très soutenue. Enfin, la signification de certaines techniques à mains nues ne peut être véritablement saisie, en profondeur, que par l’expérience des armes.

 

Le maniement fluide et précis du KEN et du JO s’obtient par la pratique d’exercices à caractère répétitif appelés SUBURI (coupes avec le KEN, frappes avec le JO, et coups d’estoc avec les deux). Les SUBURI se pratiquent en groupe, de façon rythmée, dans le cadre du Dojo, et peuvent également être pratiqués individuellement dans tout lieu approprié. La rubrique SUBURI ci-après fournit quelques règles et conseils élémentaires.

 

Les deux armes ont donné naissance à des enchaînements-types à finalité mnémotechnique et que l’on peut pratiquer individuellement ou à deux : KUMI-JO, KATA, KUMI-TACHI. Les armes se pratiquent au mieux sur parquet, offrant une meilleure stabilité que sur les tatamis, et bien entendu, se prêtent parfaitement à la pratique en extérieur, à ciel ouvert : une prairie, une clairière en forêt sont des lieux propices pour l’entraînement aux armes.

 

L’initiation au maniement du KEN dans le cadre de l’Aïkido passe par l’exécution répétitive d’exercices de dégainage, suivi d’une coupe et d’un rengainage du BOKEN dans la ceinture, effectués dans toutes les directions : il s’agit du BATTO-HO.

 

Le TANTO est utilisé pour apprendre à désarmer un agresseur muni d’un couteau. Bien qu’effectuée à l’aide d’un substitut de bois, l’étude des techniques contre TANTO appelle également la prise de quelques précautions particulières.

 

Dans tous les cas, les entraînements aux armes effectués en groupe dans les Dojos doivent être dirigés par des personnes suffisamment qualifiées.


La nomenclature fédérale des techniques en aïkido

La Commission Spécialisée des Grades Aïkido (C.S.G.A.), instance commune aux deux fédérations membres de l’Union des Fédérations d’Aïkido (U.F.A., créée en 1995), a mis au point une nomenclature des attaques, formes de pratique, et techniques de base qui sert de référence pour les examinateurs des jurys dans les examens de passage de grades DAN (Voir également la rubrique Grades de ce site). Cette nomenclature est un document provisoire, néanmoins déjà fort complet, et soumis à d’éventuelles révisions dans le temps.

 

En sont ici publiés des extraits, permettant aux pratiquants de se familiariser avec la terminologie de base. Ne pas oublier que certaines formes d’attaque et techniques peuvent revêtir des appellations différentes : par exemple, Katate-Ryo-Te-Dori, qui est la saisie du poignet de Tori à l’aide des deux mains, est également couramment appelée : Morote-Dori.

 

Nous avons également ajouté quelques termes japonais qui expriment des notions importantes dans la pratique de l’Aïkido, espérant que ce petit glossaire pourra être utile au visiteur de ce site. La transcription «phonétique» des termes japonais dans notre écriture n’est pas codifiée : on peut donc rencontrer des variantes. Toute suggestion des experts en ce domaine est la bienvenue.

 

Enfin, toutes les techniques de la liste ne sont pas explicitées par une traduction en français, ce qui serait fastidieux et prendrait une place excessive sur ce site. Il appartient au pratiquant de «découvrir» progressivement l’essence des techniques correspondant à une appellation donnée. La nomenclature ayant tenté de ranger les techniques dans un ordre «cartésien», il n’est néanmoins pas très difficile de reconstituer, sur la base de la simple logique, le sens de certaines associations de phonèmes, en particulier pour les noms des différentes formes d’attaque.


Petit glossaire général
1) Préparation générale au début d’un cours : Jumbi-Undo

Exercices éducatifs individuels : Tandoku-Undo

  • assouplissement des poignets : Te-Kuki-Junan-Undo
  • exercices sur les postures : Shi-Seï
  • création de puissance : Kokyu-Undo
  • mouvements de mains : Te-Sabaki
  • mouvements tournants du corps : Taï-Sabaki
  • entrée dans l’attaque : Irimi
  • pivot sur place : Taï-No-Henka
  • pivot et effacement du corps : Tenkan
  • entrée suivie de pivot et effacement : Irimi-Tenkan
  • chutes, brise-chutes :Ukemi (Mae-Ukemi : en avant, Ushiro-Ukemi : en arrière)

Exercices éducatifs avec partenaire(s) : So Taï Undo

  • Assouplissement des articulations : Ju-Nan-Kyo-Ka-Ho
  • Harmonisation avec la force du partenaire : Ki-Awase
  • Création d’énergie avec le partenaire : Kokyu-Ryoku-Yosei-Ho
2) Les notions fondamentales à parfaire au cours de la pratique :
  • SHI-SEI : posture, attitude en général
  • KAMAE : garde, manière de se présenter face à une attaque
  • KI-RYO-KU : énergie, puissance vitale
  • SEISHIN-JOTAÏ : état mental
  • METSUKE : regard
  • ARUKIKATA : marche
  • TAÏ-SABAKI : déplacement/placement
  • KOKYU : respiration, «souffle»
  • KOKYU-RYOKU : coordination puissance et rythme respiratoire
  • SOKUDO : rapidité
  • KO-RYOKU : efficacité
  • REI-GI-SAO : étiquette
  • NICHIJO-NO-TAIDO : attitude dans la vie quotidienne
  • KOKORO-NO-MOCHI-KATA : contrôle des émotions, coeur
  • MA-AÏ : distance, ou encore : espace/temps
3) Classification en fonction de l’attitude de départ :
  • TACHI-WAZA : techniques à partir de la station debout
  • HANMI-HANDACHI-WAZA : techniques à partir de la position assise (Seiza) face à un adversaire debout
  • SUWARI-WAZA : techniques à partir de la position assise (Seiza) pour les deux partenaires.
4) Formes d’attaque (Kogeki-Ho) :
A – SAISIES

Attaque de face ou de côté :

  • AIHANMI KATATE DORI : saisie du poignet de façon symétrique
  • GYAKU HANMI KATATE DORI (KATATE DORI) : idem, asymétrique
  • KATATE RYOTE DORI (MOROTE DORI) : saisie du poignet à deux mains
  • RYOTE DORI : saisie des deux poignets
  • KATA DORI : saisie du Keiko-Gi au niveau de l’épaule
  • RYOKATA DORI : saisie sur les deux épaules
  • SODE DORI : saisie du Keiko-Gi au niveau du coude
  • RYOSODE DORI : saisie des deux coudes
  • MUNA DORI : saisie du revers du Keiko-Gi au niveau du sternum

Attaque de dos :

  • USHIRO ERI DORI : saisie du col de la veste
  • USHIRO RYOTE DORI (ou : RYO TEKUBI DORI) : saisie des deux poignets
  • USHIRO RYOKATA DORI : saisie au niveau des deux épaules
  • USHIRO RYOSODE DORI : saisie au niveau des deux coudes
  • USHIRO RYOHIJI DORI : saisie au niveau des bras
  • USHIRO KATATE DORI KUBISHIME : saisie du poignet et du col de la veste en vue d’étranglement
  • HAGAÏJIME : saisie en «ceinture», à bras le corps
B – COUPS
  • SHOMEN UCHI : coup vertical sur le haut de la tête avec le tranchant de la main
  • YOKOMEN UCHI : coup latéral avec le tranchant de la main au niveau de la tempe
  • KATA DORI SHOMEN UCHI : saisie au niveau de l’épaule accompagnée de SHOMEN UCHI. Variante : KATA DORI MEN UCHI : coup au visage
  • MUNA DORI SHOMEN UCHI : saisie du revers de la veste, accompagnée de SHOMEN UCHI
  • TSUKI : coup de poing. 3 hauteurs : – JODAN TSUKI : au visage
    • CHUDAN TSUKI : au plexus
    • GEDAN TSUKI : à l’abdomen
  • KERI (MAE GERI) : coup de pied vers l’avant
  • MAE ERI DORI KUBISHIME : saisie à deux mains des revers de la veste en vue d’étranglement
5) Techniques :
A – PROJECTIONS (NAGE WAZA)
  • IRIMI NAGE (projection de base, en «entrant» dans l’attaque)
  • SHIHO NAGE (projection par « coupe » dans les quatre directions)
  • KAITEN NAGE :
    • UCHI KAITEN NAGE
    • SOTO KAITEN NAGE
  • TENCHI NAGE (projection « Terre-Ciel »)
  • KOSHI NAGE (projection autour des hanches)
  • USHIRO KIRIOTOSHI (déséquilibre en passant dans le dos de l’adversaire)
  • UDEKIME NAGE (HIJIKIME NAGE) (projection par levier sur le coude)
  • AIKIOTOSHI (projection en ramassant les jambes)
  • SUMIOTOSHI (projection sur le côté en bloquant la jambe)
  • AIKI NAGE (projection en créant le vide sous l’attaque)
  • KUBI NAGE (projection en saisissant la tête)
  • KOKYU NAGE (projection « par le souffle »)
B – IMMOBILISATIONS (KATAME WAZA)
  • IKKYO (UDEOSAE, IKKAJO)
  • NIKYO (KOTEMAWASHI, NIKAJO)
  • SANKYO (KOTEHINERI, SANKAJO)
  • YONKYO (TEKUBIOSAE, YONKAJO)
  • GOKYO (GOKAJO)
  • HIJIKIMEOSAE (UDEHISHIGI, HIJIKIME, HIJIGATAME)
  • UDEGARAMI
C – PROJECTIONS TERMINEES EN IMMOBILISATION (NAGEKATAME WAZA)
  • KOTEGAESHI (retournement du poignet, de l’avant-bras)
  • JUJIGARAMI
  • IRIMI NAGE, SHIHO NAGE, KAITEN NAGE, KOSHI NAGE, peuvent aussi se terminer par des contrôles.


IAÏ-DO

Cette rubrique n’a pas pour ambition de présenter l’art du Iaï-Do au visiteur. Seulement de livrer quelques éléments de repère aux pratiquants d’Aïkido pour ce qui concerne la nomenclature des différentes parties d’un Daïsho (ou Katana), et la terminologie de base.

Il existe nombre d’écoles de Iaï-Do, chacune ayant développé son enseignement autour de «Kata», d’enchaînements classés selon les niveaux atteints par les pratiquants. Nous avons choisi sur ce site de fournir la nomenclature de l’école Muso Shinden, qui est peut-être celle qui est la plus largement répandue parmi les pratiquants de la FFAB. Vous trouverez dans la rubriques «Liens» des renvois vers des sites spécialisés pour le Iaï-Do si vous souhaitez en connaître davantage.

1) Les 4 phases d’un mouvement de Iaï-Do :
  • Nuki-tsuke : dégainer et couper simultanément
  • Kiri-tsuke : coupe principale
  • Chiburi : enlever le sang de la lame
  • Noto : rengainer la lame

(N.B. : il y a des phases intermédiaires qui portent également un nom spécifique).

2) Les principaux types de «coupes» :
  • Shomen-uchi : coupe verticale sur le sommet de la tête
  • Men-uchi : coupe verticale au niveau de la tête
  • Yokomen-uchi : coupe latérale à la tête
  • Kesa-giri : coupe de haut en bas effectuée en diagonale
  • Gyaku Kesa-giri : coupe de bas en haut effectuée en diagonale
  • Tsuki : coup porté avec la pointe de la lame
  • Oïshi-giri : trancher à l’aide la main posée sur le dos de la lame (mune)
3) Les principales gardes de base (Kamae) :
  • Jodan-no-kamae : garde haute
  • Seigan-no-kamae : garde avec la pointe orientée vers les yeux
  • Chudan-no-kamae : garde «intermédiaire», pointe orientée vers la gorge
  • Gedan-no-kamae : garde basse
  • Hasso-no-kamae : lame tenue verticalement à côté de la tête
  • Waki-no-kamae : lame vers le bas, tenue derrière le corps, sur le côté
4) Nomenclature de l’école Muso Shinden :

SHODEN (enseignement de base)
Omori-Ryu (seiza)

  • Sho-hatto
  • Sato
  • Uto
  • Atarito
  • In-Yo-Shintaï
  • Ryuto
  • Junto (Kaishakuto)
  • Gyakuto
  • Seitsuto
  • Koranto
  • Gyakute In-Yo-Shintaï
  • Batto (Nuki-Uchi)

CHUDEN (enseignement avancé)
Hasegawa Eïshin Ryu (tatehiza)

  • Yoko Gumo
  • Tora-I-Soku
  • Inazuma
  • Uki Gumo
  • Yamashita Oroshi
  • Iwanami
  • Uroku Gaeshi
  • Nami Kaeshi
  • Taki Otoshi
  • Batto (Nuki-Uchi)
  • OKUDEN (enseignement profond)

Oku Iaï (swari-waza)

  • Kasumi
  • Sune Gakaï
  • Tozume
  • Towaki
  • Shiho Giri
  • Tanashita
  • Ryozume
  • Tora Bashiri

Oku Iaï (tachi-waza)

  • Yuki Zure
  • Tsure Dachi
  • Soma-Kuri
  • Sodome
  • Shinobu
  • Yuki Chigaï
  • Sodesurigaeshi
  • Monnyu
  • Kabezoe
  • Ukenagashi
  • Itomagoi
  • Itomagoi
  • Itomagoi